La Grange

Dance for Liberation

Myriam Gourfink

 

La chorégraphe Myriam Gourfink collabore avec la criminologue Manon Jendly (Unil) et la chercheuse en travail social Aurélie Stoll (HETS-Fribourg) dans le cadre du projet de médiation scientifique Dance for Liberation. Leur résidence de recherche commune se composera d’une série d’ateliers de danse contemporaine au sein de l’unique prison pour femmes de Suisse romande, La Tuilière, à Lonay (Vaud).

Ces workshops sont co-organisés par l’équipe artistique et scientifique, et visent à co-créer une oeuvre chorégraphique à partir des expériences vécues des détenues. Cette création sera présentée d’abord à La Tuilière, puis à La Grange et ensuite en tournée à la Fête de la danse Lausanne, et sera accompagnée de discussions publiques autour des réalités, des besoins et des défis auxquels sont confrontées les femmes judiciarisées.

La résidence inclut également la réalisation d’une exposition photo et d’une série de podcasts, conçus avec les participantes, pour prolonger la réflexion et sensibiliser un large public aux enjeux de la sortie de prison et de la réinsertion.

 

Structure souffle, précédente pièce de Myriam Gourfink © Patrick Berger

Plus d'infos

Myriam Gourfink est une chorégraphe et danseuse de renommée internationale, réputée pour son expertise dans les processus créatifs participatifs. À la tête de la compagnie LOldANse, elle a créé de nombreuses productions de danse, souvent avec des danseurs amateurs. Au-delà de son travail chorégraphique, elle a mené plusieurs projets de recherche-création qui explorent les relations entre la composition, l’interprétation et la réception du public.

Manon Jendly est professeure de criminologie à la Faculté de droit pénal de l’Unil. Ses recherches portent sur les politiques et pratiques de prévention de la criminalité, l’incarcération et les inégalités. Elle a développé une expertise en recherche-action, notamment en évaluation formative participative, et a dirigé une douzaine de projets avec divers acteurs du système pénal, des ONG et des associations. Elle participe également activement à la diffusion des connaissances scientifiques par le biais du Laboratoire de prévention de la criminalité, une plateforme de recherche-action impliquant des étudiants de niveau master, ainsi que par le biais d’activités de sensibilisation. En tant que vice-doyenne chargée de la recherche (2021-2024), elle a mis en place des possibilités de financement spécifiques pour favoriser le dialogue entre la science et la société et a établi de nouveaux critères pour intégrer ces activités dans les évaluations de carrière universitaire.

Aurélie Stoll est chercheuse postdoctorale à la Haute école de travail social de Fribourg (HETS-FR). Ses recherches portent sur la désistance criminelle, la réinsertion, la justice réparatrice et les méthodes visant à promouvoir le dialogue au sein de la société. Son parcours professionnel combine une expérience académique, pratique et associative, en tant qu’ancienne agente de probation, universitaire et membre (du conseil d’administration) d’organisations locales qui soutiennent les personnes impliquées dans des affaires judiciaires. Elle intervient en tant que conseillère scientifique pour de nombreux projets participatifs et orientés vers l’action, en particulier ceux impliquant des personnes ayant une expérience vécue.

École des sciences criminelles – Unil, Fête de la Danse – Lausanne, Fonds national suisse (FNS), Forum de l’Hôtel de Ville – Ville de Lausanne, Haute école de travail social de Fribourg (HETSFR), La Manufacture – Haute école des arts de la scène, Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFF), Prison de la Tuilière, Radio Bascule, Radio Vostok, Roberta Alberico – Praxis Production

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