La Grange

Présentation de la demi-saison

Septembre 2026 – Janvier 2027

Septembre 2026 – Janvier 2027

© Pauline Mayor & Loic Volkart

C’est un collectif élargi d’artistes, de scientifiques et d’associations qui ouvre la saison 2026/27 à La Grange avec le festival Faire alliance : antiracisme et amitié, coordonné par le Collectif Sur Un Malentendu avec la chercheuse et activiste Noémi Michel. Iels font ici alliance pour raconter une histoire – intime, locale et globale – des luttes antiracistes au prisme de l’amitié. Le point de départ, c’est le racisme qui précarise, discrimine et tue encore aujourd’hui. Mais c’est aussi la volonté de proposer une riposte pragmatique et solidaire à ce constat, et, par extension, à la monopolisation de l’espace médiatique par les discours d’extrême droite.

Au programme, des événements qui mettent en avant la force contestataire de l’amitié, avec en premier lieu Jusque dans nos bras, nouvelle création du Collectif. Tirée du roman du même nom d’Alice Zeniter, la pièce raconte comment deux meilleur·es ami·es décident de se marier pour obtenir un titre de séjour. Une union dite « blanche », bien que faite de couches successives de souvenirs d’enfance, de promesses tenues, de combats intimes et d’amitié indéfectible. Autour de la pièce, des rencontres avec des scientifiques pour aborder les liens entre racisme et intimité, ainsi que deux expositions qui questionnent les politiques d’intégration et les violences raciales systémiques. Et pour clore le festival, une soirée festive aux multiples surprises !

En novembre, la chorégraphe Valentine Paley nous invite à tordre nos imaginaires avec Se réjouir de bricoler une proposition pour le reste du monde, nouvelle pièce aux allures enchanteresses. Dans ce conte surréaliste, un barde et une bardesse narrent en musique des histoires vécues ou inventées, fabuleuses ou tragiques, nous interrogeant sur le devenir du monde.

La saison se poursuit avec The Cloud, performance d’Arkadi Zaides qui trace un parallèle entre le cloud numérique et le nuage radioactif provoqué par l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl il y a quarante ans. Outre une réflexion passionnante autour de ces deux hyperobjets insaisissables, la force de la pièce tient aux impressionnantes images d’archives du « nettoyage » de la catastrophe qu’elle convoque.

En décembre, la metteuse en scène lausannoise Anouk Werro revient à La Grange avec Intolérances&Paralysie, un drame social féministe qui met en scène le conflit larvé entre deux femmes dans leur quotidien londonien, sur fond de lutte des classes.

Enfin, Marielle Pinsard nous entraîne en janvier dans la grande épopée de l’algorithme avec Ada Lovelace, le soulèvement des machines. Une pièce-manifeste née d’une collaboration avec des chercheur·es de l’EPFL et de la HEAD, qui s’appuie sur l’histoire des mathématiques et du numérique pour alimenter un regard critique sur l’IA et la relation humain-machines. Une expérience explosive, poétique et rafraichissante.

L’identité visuelle de la saison est à nouveau signée par Pauline Mayor et Loïc Volkart de figures.club. Le duo nous invite cet automne à regarder dans les bords, sur les côtés, en hors-champ ; à prêter attention au tout petit, aux plus petits, à celleux qui prennent moins de place, sur la page ou dans le monde. À l’aide d’un microscope, iels prélèvent des images banales issues de journaux, de magazines, de publicités. En les observant de très près, iels en extraient des morceaux de récits qui nous avaient échappé, de nouveaux sujets, désormais offerts à nos regards et nos imaginaires.

Bienvenue !

Bénédicte Brunet et l’équipe de La Grange

Septembre 2026 – Janvier 2027

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